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interview

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[font=Cursive]Bon : O.K, tu peux enclencher la cassette...

Best : Je voudrais vous remercier pour votre ponctualité.

C'est notre boulot Mec. On avait dit telle heure pour les photos, telle heure pour l'interview. C'est normal. C'est aussi important pour nous que pour toi.

Une fois encore, pourriez vous me dire ce que signifie AC/DC ?
Angus : Ouatch. C'est une plaisanterie sur une formule électrique. Cela signifie courant continu/courant alternatif. Aux Etats-Unis celà veut dire aussi à voile et à vapeur. En ce qui nous concerne les filles peuvent témoigner qu'il n'y a que le premier sens d'exact...

Comment t'est venue l'idée du cartable et de l'uniforme ?
Angus : Quand j'étais môme, l'école était un véritable cirque pour moi. Je n'y faisais que des conneries comme lancer des boulettes où dire n'importe quoi quand le prof m'interrogeait. C'est donc pour me moquer de cette époque que j'ai commencé à porter cette tenue.

Et celà est devenue l'IMAGE du groupe...
Angus : Oui, les kids ont totalement flashé sur ce gimmick. Ils se sont reconnus en moi. Surtout que lorsque j'ai commencé à jouer sur scène j'avais vraiment l'âge de mon public.

A quel âge as tu commencé à jouer de la guitare ?

Angus : Je devais avoir 10 ans. Tous ces trucs à la radio me donnaient vraiment envie de jouer. C'était marrant, intéressant et puis, j'avais envie de devenir une rock star.

Dès le départ tu voulais faire ce métier ?
Angus : Oui, c'était un bon plan pour trouver des filles...

Tu joues sur une guitare-radio sur scène. Pourquoi ?

Angus : Tu as vu comme je me démène sur scène...j'en avais assez de me retrouver continuellement avec une guitare débranchée. En plus comme je transpire énormément j'avais pas envie de m'électrocuter en la rebranchant comme celà faillit se produire une fois à Detroit. J'ai donc opté pour ce systéme non seulement en public mais aussi en studio.

J'ai trouvé que ton son était différent hier soir.
Angus : Avec cette radio-guitare tu obtiens des sons différents. Celà dépend de l'humeur. Mais je ne crois pas que mon son soit nouveau ou différent de celui des autres guitaristes. Ce n'est pas quelque chose de spécial.

Pourquoi avez vous changé de bassiste en cours de route ?

Angus : Mark est parti parce qu'il ne supportait plus les tournées. Il faisait dépression nerveuse sur dépression nerveuse.

Et pourquoi avez vous changé le producteur pour "Highway To Hell" ?

Angus : Il fallait que l'on change un peu de son, de formule. Même si nous jouons toujours du hard, je pense qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans une formule. Ce changement de studio était donc nécessaire.

Je trouve que vous sonnez de plus en plus comme du Led Zep des années 70.
Bon : celà vient peut être de l'enregistrement fait à la Round house. Beaucoup d'ingénieurs où de techniciens avaient travaillé avec Led Zep. Mais ce n'est pas du tout une volonté. On n'aime pas trop ce groupe-là. On ne veut pas finir comme eux.

Angus : J'aime bien les vieux trucs des Yardbirds c'est tout.

Tu joues bénormément sur le feedback.
Angus : Oui j'aime bien ça mais il faut que les conditions s'y prêtent. Ce n'est pas toujours le cas.

Une vieille passion pour Jeff Beck ?
Angus : J'peux pas saquer ce mec là. Il m'a piqué tellement de plans...(hurlements de rires)

Pourquoi les paroles de vos chansons ne figurent elles pas sur vos albums ?
Angus : Notre discographie est un vrai casse-tête. Certains de nos albums ne sont pas sortis partout. D'autres ont des pochettes différentes. De toute façon celà dépend surtout des compagines.

D'où vient votre inspiration pour écrire ?

Angus : C'est sur la route qu'on chope des trucs, des images, des histoires. Après on se réunit, on met tout celà au point avec Bon et mon frère. En général, les filles nous inspirent beaucoup. C'est une source inépuisable. en plus, elles constituent notre préoccupation majeure. On vit vraiment pour les gonzesses.

Pourquoi n'utilisez vous jamais de cuivres ou de claviers sur disques ?
Bon : On veut reproduire sur scène ce que l'on fait en studio. Il faudrait alors tourner avec des claviers et une section de cuivres. C'est pas possible. C'est trop lourd.

D'où vient le titre Highway To Hell ?
Angus : Les tournées que l'on fait sont une autoroute perpétuelle pour l'enfer. C'est vraiment l'enfer...

Vous n'êtes plus obligés de tourner autant ?
Angus : Mais on adore ça. On ne peut pas s'en passer. C'est une drogue et une excitation permanantes. Plus tu tournes plus tu ramasses des filles...

Bon : Je suis sur la route depuis quinze ans et je n'ai absolument pas l'intention d'arrêter. On rencontre des gens, on boit des tas de trucs et on rigole bien.

Quel âge as-tu ?
Bon : J'ai 33 ans... Avant AC/DC j'ai joué avec des tas de groupes en Australie. On est jamais trop vieux pour le rock.

Comment faites vous pour avoir toujours une telle énergie ?
Bon : L'énergie... mais c'est le public qui la donne. Lorsque tu montes sur scène, tu vois tous ces kids qui hurlent. Tu ne peux que te défoncer pour leur donner du plaisir. Et puis, ces gens ont payé pour voir un spectacle. Tu dois leur en donner pour leur argent sinon tu es un voleur et ceux ci ne font pas de grandes carrières dans le rock n' roll.

Angus : Pour moi, la scène est l'endroit ou je m'exprime le mieux. Je n'aime pas trop enregistrer. Il n'y a pas cette excitation que tu ressens en scène.

Vous n'utilisez aucun artifice sur scène (ça a bien changé depuis ! ndlr) comme les fumées ou la batterie sur verrins ?
Bon : Il y a tant de groupes qui utilisent ces trucs... C'est plus marrant. En plus, le public est trop attentif à ces artifices. Il se désintéresse de la musique pour ne fixer son attention que sur les trucages. On a notre show avec un gimmick bien personnel que personne ne peut repiquer.

Aimez vous le blues sudiste ? Certains de vos titres somblent assez marqués par ce rock ?

Angus : Pas trop. J'aime bien le vieux blues, comme Muddy Waters, B.B. Kings mais pas les nouveaux groupes du sud.

Vous devez gagner pas mal de blé ?
Angus : J'en sais rien... On gagne peut être du fric mais on claque tout dans le matériel ou dans les conneries. Tu sais, les filles ça coûte cher aussi... parce qu'on est pas d'ignobles baiseurs qui les viront à coups de poings... On se paye aussi des vacances chaque fois que l'on peut.

D'après votre programme c'est assez rare ?
Angus : C'est vrai. On enchaine tournée sur disque et disque sur tournée. Mais puisqu'on aime ça on ne va pas se plaindre.

Vos shows de Glasgow sont très importants ?

Angus : important parce que nous y avons un public spécial composé plus d'amis que de spectateurs. On a encore de la famille ici aussi. On se sent chez nous et il faut être un peu meilleurs chaque fois.

Vous avez d'autres passe-temps que le rock ?

Bon : C'est le principal. A part cela, il y a les filles et la bière.

Angus : Les filles... la musique... et la peinture.

Best : Tu voudrais faire la pochette d'un de vos albums ?

Angus : Non, j'ai pas envie. C'est quelque chose de très personnel.

Vous tournez énormément aux Etats-Unis. Il y a une raison spéciale ?
Angus : On aime pas particulièrement ce pays. Les distances sont très longues et les trajets épuisants. Mais les kids aiment tellement le hard rock qu'ils en redemandent continuellement.

Vous avez tourné au Japon ?
Angus : Non, jamais. Cela se fera peut être l'année prochaine.

Quels pays voudriez vous encore découvrir ?

Angus : J'aimerais bien aller jouer en Italie mais les promoteurs sont complètement cinglés là-bas. Il ne pensent qu'à tirer avec le fric. Je voudrais aller aussi en Espagne. Il parait que les choses ont bien changé là-bas depuis Franco.

Et la France vous aimez ?
Angus : C'est pas mal. La dernière fois on a joué dans un truc... Le stadium à Paris. C'était super.

Bon : Tu connais un groupe... Trust ?

sûr ! Ils marchent bien en ce moment.
Bon : On les aime bien. On les a rencontré dans un studio. Je crois qu'ils ont repris un de nos morceaux mais je ne sais pas lequel.

C'est "Ride On"
Angus : Wao... "Ride On" ... C'est vraiment super.


Vous avez un message pour les lecteurs de Best

Angus : Oui, quelque chose de très important. Je voudrais qu'ils reconstruisent la Bastille avant notre arrivée. La dernière fois je voulais voir la Bastille et j'ai trouvé un truc... tu vois une espèce de colonne comme à Trafalgar Square. J'ai été très déçu. Je veux voir la Bastille... et la descendre d'un solo de guitare.

Bon : Dis aux filles d'attendre à l'aéroport...

C'est le rock n' roll.
Angus : C'est quelque chose de simple. On prétend pas être des intellectuels. On donne du bon temps. On en prend et c'est une vie super.

Vous voulez un dessert ?
Angus : Je préfère nettement du thé

Ils ont repris le chemin de leurs chambres. Angus voulait voir sa famille et Bon préparait une ballade dans les parcs de la ville. Les kids les happent au passage. Malcolm était toujours au bar à discuter avec des mômes couverts de badges. La vie de bohémiens continuait pour AC/DC et ils n'avaient nullement l'air de s'en plaindre.re. On vit vraiment pour les gonzesses.

Pourquoi n'utilisez vous jamais de cuivres ou de claviers sur disques ?
Bon : On veut reproduire sur scène ce que l'on fait en studio. Il faudrait alors tourner avec des claviers et une section de cuivres. C'est pas possible. C'est trop lourd.

D'où vient le titre Highway To Hell ?
Angus : Les tournées que l'on fait sont une autoroute perpétuelle pour l'enfer. C'est vraiment l'enfer...

Vous n'êtes plus obligés de tourner autant ?
Angus : Mais on adore ça. On ne peut pas s'en passer. C'est une drogue et une excitation permanantes. Plus tu tournes plus tu ramasses des filles...

Bon : Je suis sur la route depuis quinze ans et je n'ai absolument pas l'intention d'arrêter. On rencontre des gens, on boit des tas de trucs et on rigole bien.

Quel âge as-tu ?
Bon : J'ai 33 ans... Avant AC/DC j'ai joué avec des tas de groupes en Australie. On est jamais trop vieux pour le rock.

Comment faites vous pour avoir toujours une telle énergie ?
Bon : L'énergie... mais c'est le public qui la donne. Lorsque tu montes sur scène, tu vois tous ces kids qui hurlent. Tu ne peux que te défoncer pour leur donner du plaisir. Et puis, ces gens ont payé pour voir un spectacle. Tu dois leur en donner pour leur argent sinon tu es un voleur et ceux ci ne font pas de grandes carrières dans le rock n' roll.

Angus : Pour moi, la scène est l'endroit ou je m'exprime le mieux. Je n'aime pas trop enregistrer. Il n'y a pas cette excitation que tu ressens en scène.

Vous n'utilisez aucun artifice sur scène (ça a bien changé depuis ! ndlr) comme les fumées ou la batterie sur verrins ?
Bon : Il y a tant de groupes qui utilisent ces trucs... C'est plus marrant. En plus, le public est trop attentif à ces artifices. Il se désintéresse de la musique pour ne fixer son attention que sur les trucages. On a notre show avec un gimmick bien personnel que personne ne peut repiquer.

Aimez vous le blues sudiste ? Certains de vos titres somblent assez marqués par ce rock ?

Angus : Pas trop. J'aime bien le vieux blues, comme Muddy Waters, B.B. Kings mais pas les nouveaux groupes du sud.

Vous devez gagner pas mal de blé ?
Angus : J'en sais rien... On gagne peut être du fric mais on claque tout dans le matériel ou dans les conneries. Tu sais, les filles ça coûte cher aussi... parce qu'on est pas d'ignobles baiseurs qui les viront à coups de poings... On se paye aussi des vacances chaque fois que l'on peut.

D'après votre programme c'est assez rare ?
Angus : C'est vrai. On enchaine tournée sur disque et disque sur tournée. Mais puisqu'on aime ça on ne va pas se plaindre.

Vos shows de Glasgow sont très importants ?

Angus : important parce que nous y avons un public spécial composé plus d'amis que de spectateurs. On a encore de la famille ici aussi. On se sent chez nous et il faut être un peu meilleurs chaque fois.

Vous avez d'autres passe-temps que le rock ?

Bon : C'est le principal. A part cela, il y a les filles et la bière.

Angus : Les filles... la musique... et la peinture.

Best : Tu voudrais faire la pochette d'un de vos albums ?

Angus : Non, j'ai pas envie. C'est quelque chose de très personnel.

Vous tournez énormément aux Etats-Unis. Il y a une raison spéciale ?
Angus : On aime pas particulièrement ce pays. Les distances sont très longues et les trajets épuisants. Mais les kids aiment tellement le hard rock qu'ils en redemandent continuellement.

Vous avez tourné au Japon ?
Angus : Non, jamais. Cela se fera peut être l'année prochaine.

Quels pays voudriez vous encore découvrir ?

Angus : J'aimerais bien aller jouer en Italie mais les promoteurs sont complètement cinglés là-bas. Il ne pensent qu'à tirer avec le fric. Je voudrais aller aussi en Espagne. Il parait que les choses ont bien changé là-bas depuis Franco.

Et la France vous aimez ?
Angus : C'est pas mal. La dernière fois on a joué dans un truc... Le stadium à Paris. C'était super.

Bon : Tu connais un groupe... Trust ?

sûr ! Ils marchent bien en ce moment.
Bon : On les aime bien. On les a rencontré dans un studio. Je crois qu'ils ont repris un de nos morceaux mais je ne sais pas lequel.

C'est "Ride On"
Angus : Wao... "Ride On" ... C'est vraiment super.


Vous avez un message pour les lecteurs de Best

Angus : Oui, quelque chose de très important. Je voudrais qu'ils reconstruisent la Bastille avant notre arrivée. La dernière fois je voulais voir la Bastille et j'ai trouvé un truc... tu vois une espèce de colonne comme à Trafalgar Square. J'ai été très déçu. Je veux voir la Bastille... et la descendre d'un solo de guitare.

Bon : Dis aux filles d'attendre à l'aéroport...

C'est le rock n' roll.
Angus : C'est quelque chose de simple. On prétend pas être des intellectuels. On donne du bon temps. On en prend et c'est une vie super.

Vous voulez un dessert ?
Angus : Je préfère nettement du thé

Ils ont repris le chemin de leurs chambres. Angus voulait voir sa famille et Bon préparait une ballade dans les parcs de la ville. Les kids les happent au passage. Malcolm était toujours au bar à discuter avec des mômes couverts de badges. La vie de bohémiens continuait pour AC/DC et ils n'avaient nullement l'air de s'en plaindre.

# Posté le lundi 28 juillet 2008 08:34

Modifié le samedi 30 août 2008 07:05

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